Compétitions » Olympiade Mathématique Belge

C’est en 1976 que la SBPMef a créé une épreuve annuelle: l’Olympiade Mathématique Belge (OMB). Cette extraordinaire aventure s’est poursuivie grâce  au formidable travail fourni par l’importante  équipe de bénévoles qui gèrent cette compétition – tout à fait amicale – aussi bien sur le plan administratif que sur le plan scientifique, ainsi que grâce à l’enthousiasme des élèves participants et de leurs professeurs qui les incitent à s’inscrire et qui les motivent.

Elle est ouverte à tous les élèves de l’enseignement secondaire francophone belge ou luxembourgeois (tous réseaux, tous niveaux).  Dès 1977, elle se subdivise en deux catégories « Mini » et « Maxi » respectivement réservées aux élèves des trois classes inférieures et des trois classes supérieures. En 1996, une catégorie intermédiaire a été  créée et désormais, l’Olympiade est subdivisée en 3 catégories:  « Mini », « Midi » et « Maxi », destinées respectivement aux élèves des 1er , 2e et 3e degrés de l’enseignement secondaire. Les participants trouvent ainsi dans le questionnaire qui leur est destiné une source de matières qui les ciblent au mieux.

Le jury national est composé de professeurs des enseignements secondaire, supérieur et universitaire ainsi que  d’inspecteurs et de conseillers pédagogiques.  Il a en charge la responsabilité générale de l’organisation de l’Olympiade et est secondé matériellement par le secrétariat de la SBPMef qui se charge des expéditions. Le jury a plus particulièrement la lourde charge de la création et de la rédaction précise des questions des diverses compétitions.

L’éliminatoire se déroule dans chaque école inscrite sous la responsabilité d’un professeur qui réceptionne, début janvier, les questionnaires; il est chargé de la  bonne organisation de l’éliminatoire au sein de son école. Le grand nombre d’inscrits impose de recourir à des questionnaires à choix multiples pour cette éliminatoire (actuellement, une réponse valable à trouver parmi cinq proposées). Le Jury s’efforce néanmoins de donner aux questions un caractère « peu scolaire » de façon à obliger les élèves à faire preuve de leur capacité à appliquer leurs connaissances et à les transposer à des situations nouvelles. La durée de l’épreuve, 90 minutes pour répondre à 30 questions, les oblige à traiter d’abord les questions les plus accessibles. Afin d’éviter les choix au hasard, une réponse erronée à une question est pénalisée par rapport à une absence de réponse. De plus, le Jury prévoit toujours que quelques questions ne soient pas à choix multiples, mais nécessitent une réponse qui est un nombre entier compris entre zéro et mille. Aidé de grilles de correction extrêmement précises, le professeur responsable organise dans son établissement la correction de cette première épreuve. Il envoie les résultats à son secrétaire régional.

Il y a actuellement dix secrétaires régionaux (Arlon, Bruxelles, Charleroi, Liège, Louvain-La-Neuve, Luxembourg, Marche-en-Famenne, Mons, Namur et Tournai) qui ont en charge de lourdes responsabilités. Ce sont eux qui sélectionnent les demi-finalistes sur base des résultats communiqués par les Écoles. Ils rédigent les statistiques année par année pour leur région et  expédient ces données dans les écoles. Ils convoquent les demi-finalistes et organisent les demi-finales.

Les épreuves de la demi-finale sont du même type (la plupart des questions à choix multiples et quelques questions dont la réponse est un nombre entier compris entre zéro et mille) que lors des éliminatoires, mais les questions présentent un degré de difficulté légèrement supérieur.  Enfin, les responsables régionaux et leurs équipes  corrigent les épreuves et transmettent les résultats au secrétariat national.

C’est ensuite au jury national qu’il appartient de déterminer quels seront les finalistes. Ceux-ci sont invités en un lieu central (la plupart du temps à Namur)  et travaillent pendant 3 à 4 heures à la résolution de problèmes difficiles. Il est conseillé aux finalistes de mettre par écrit toutes les démarches qu’ils entreprennent car le jury valorise les idées intéressantes, y compris celles dont il n’était pas évident à priori qu’elles n’aboutiraient pas.  Le jury national corrige ces épreuves finales et choisit les lauréats. Si la compétition a ainsi successivement un caractère local, puis régional et enfin communautaire, tous les élèves sont néanmoins confrontés aux mêmes difficultés puisque toutes les questions sont préparées par le même jury national.

Depuis quelques années, tous les finalistes sont invités à la proclamation solennelle des résultats et y reçoivent un diplôme de participation ainsi que de nombreux prix. La SBPMef est à ce niveau aidée par les nombreux sponsors qui soutiennent la compétition.

Des prix spéciaux sont en outre attribués aux élèves de 1e , 3e et 5e années parvenus en finale et ayant fait montre d’un talent mathématique précoce et prometteur. Le prix Willy VANHAMME  récompense la démonstration jugée la plus élégante, toutes catégories confondues.

Renseignements et inscriptions sur le site consacré à cette compétition:

http://omb.sbpm.be


Cette compétition est sponsorisée par Texas Instruments


et soutenue par la Fédération Wallonie – Bruxelles