Catégorie : Losanges
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Les élèves et les étudiants sont déjà presque en vacances, attendant avec plus ou moins d’appréhension les résultats des délibérations. Des délibérations, qui, cette année, risquent d’être compliquées pour plusieurs conseils de classe, fuites obligent. Mais, que retenir de cette épisode malheureux ?
Certainement, il a révélé un moyen facile de prendre des milliers d’élèves, et leur entourage — parents et professeurs — en otage. Assurément, il a relancé le débat sur l’évaluation externe, mettant ses défenseurs et ses détracteurs sous les feux de la rampe. Très clairement, il a donné quelques cheveux blancs de plus à Madame la Ministre J. Milquet. Et, pour une fois, les mathématiques n’étaient pas au centre des discussions !
Personnellement, j’ai été heureuse de constater que ce gros titre a été l’occasion de souligner que beaucoup d’enseignants étaient favorables à la dissociation de leurs deux rôles de formateur et d’évaluateur et qu’ils voyaient le processus d’évaluation externe comme un outil, parmi d’autres, pour avancer dans cette voie. Parmi les nombreux leviers sur lesquels l’enseignant peut agir pour
renforcer son rôle d’accompagnateur d’apprentissage, citons ici le concept d’évaluation formative. Celle-ci qui, vous l’aurez noté, allie évaluation et formation en une seule expression, a certainement un grand rôle à jouer dans cette dissociation pour autant qu’évaluation ne soit pas synonyme d’interrogation et qu’on y inclue tout dispositif fournissant des informations, tant pour l’élève que pour l’enseignant, sur les apprentissages réalisés et ceux qui sont encore à approfondir.
D’un éditorial à l’autre, nous voilà déjà passés de la rentrée aux examens ! Quelle illustration d’une des difficultés majeures de l’enseignant : son double rôle de formateur et d’évaluateur. Au delà du côté peu engageant des heures passées à corriger des copies, le problème est plus profond : comment valoriser l’erreur de l’élève et en faire un outil d’apprentissage lorsqu’on est amené, presque simultanément, à la souligner en rouge sur une copie d’interrogation, comment encourager les élèves à poser leurs questions, même les plus simples, alors qu’ils se savent en passe d’être jugés à l’examen, comment agrémenter son cours d’éléments historiques sans être confronté à la question classique « On devra étudier ça pour l’examen » ? La question de la conciliation de ces deux rôles majeurs est cruciale pour tout enseignant et chacun y répondra en fonction de ses propres convictions. Quoi qu’il en soit, se poser la question est certainement déjà un pas dans la bonne direction.
Ça y est, la rentrée est lancée, les problèmes d’horaires, de locaux ou de matériel sont réglés (ou à peu près). De l’extérieur, on pourrait croire que la routine s’installe. Tout enseignant dira pourtant le contraire, son métier est tout sauf routinier. Même pour le professeur le plus expérimenté, tant qu’il reste à l’écoute de ses élèves, il y a toujours des découvertes à faire, une idée (plus ou moins pertinente) à laquelle il n’avait pas pensé, une manière de résoudre un exercice qu’il n’avait pas prévue, tant d’inattendus auxquels il faudra pouvoir faire face. La meilleure préparation d’un cours est certainement celle qui permet l’improvisation la plus efficace. C’est finalement ce qui rend notre métier si riche et si épuisant à la fois. Je vous souhaite donc une excellente année scolaire, remplie de surprises à exploiter au mieux pour rendre les apprentissages plus riches.
Assurément, ce numéro de Losanges vous permettra de parcourir tous les degrés de la scolarité.
L’été est là… Voici venu, pour beaucoup d’entre-vous, le temps d’un repos bien mérité.
Pour nos élèves aussi, cette trêve estivale aura été attendue avec impatience.
Pour la SBPMef, cette fin d’année scolaire a été marquée par deux tristes nouvelles puisque deux figures de la Société, Pierre Marlier et Jean-Paul Houben, ont tiré leur révérence. Dans ce numéro de Losanges, vous trouverez le récit de quelques éléments marquants de leur implication dans la SBPM. Losanges 26 vous proposera de relire certains de leurs écrits qui ont contribué à faire évoluer l’enseignement des mathématiques.
À leur famille, nous adressons nos plus sincères condoléances.
Sur un ton un peu plus gai, découvrons ce qui vous attend dans ce numéro d’été que vous lirez peut-être sous un parasol à des centaines de kilomètres d’ici !
À l’heure d’écrire ces lignes, le mot « examen » est certainement celui que l’on entend le plus souvent dans le monde de l’enseignement. Fatiguantes autant pour les élèves que pour leurs enseignants, ces périodes n’ont certes rien de réjouissant. Heureusement, quand vous lirez ces quelques mots, tout cela devrait être derrière vous: copies corrigées, conseils de classe terminés, bulletins rendus et vous profiterez, je l’espère, pleinement de la belle période des fêtes, en famille ou entre amis.
Cette période, qui marque la fin de l’année civile, est également celle du renouvellement de votre cotisation…
Je fais donc appel à vous : la société n’est rien sans ses membres,
elle a réellement besoin de chacun pour continuer à exister. Faites même plus : certains de vos collègues ne nous connaissent peut-être pas, vous pouvez les convaincre de nous rejoindre et de contribuer à garder notre société aussi dynamique.
Merci d’avance de votre soutien.
Une nouvelle année commence. . .
Et avec elle une foule de découvertes : de nouvelles têtes dans les rangs et dans la salle des professeurs, peut-être une nouvelle classe, peut-être même une nouvelle école, du nouveau matériel. . .
Les changements sont certes parfois déstabilisants, voire perturbants mais souvent tellements enrichissants, ils nous conduisent à nous adapter, à improviser, à apprendre de nouvelles choses.
Ainsi, la présence de plus en plus importante des nouvelles technologies (projecteur, logiciels, tableau blanc interactif, tablettes tactiles,. . . ) dans l’enseignement en général et dans celui des mathématiques en particulier doit conduire chacun à se renouveler, à chercher comment améliorer son enseignement, en modifiant ce qui a des raisons de l’être mais également en renforçant et en partageant avec d’autres des pratiques qui fonctionnent.
Se former à de nouveaux outils, c’est aussi se retrouver en position d’apprenant et adopter, pour quelques instants, la posture d’un élève. Cela peut être très instructif pour un enseignant…
Ça y est, la fin de l’année est là et chacun va pouvoir profiter d’un repos bien mérité et, on l’espère tous, d’un soleil plus généreux que ce qu’il ne l’a été au printemps.
Modestement, avec ce nouveau numéro de Losanges, nous essaierons de mettre un peu de soleil dans vos maisons.
À l’heure d’écrire ces lignes, une bonne nouvelle est venue réchauffer les esprits, peu gâtés par la température extérieure qui descend encore trop régulièrement sous la barre des 0° : Pierre Deligne a obtenu le prix Abel décerné chaque année par l’Académie norvégienne des sciences et des lettres, pour « une contribution de valeur, présentant un intérêt essentiel pour cette spécialité scientifque (…) ». La Belgique peut être fière de compter maintenant un deuxième prix Abel, après Jacques Tits en 2008 et de totaliser ainsi deux prix sur les 10 décernés depuis 2003.

